Pourquoi les tables des matières HTML ne servent à rien dans les ebooks ?

Pourquoi les tables des matières HTML ne servent à rien dans les ebooks ?

Chez [ermin], on raisonne en obéissant à la logique, et nous sommes convaincus que c’est la logique qui doit régir chaque action d’un éditeur ou d’un auteur auto-édité. Il faut pouvoir être en mesure de justifier chacun de ses choix. Pourquoi ai-je choisi cette police ? Pourquoi ai-je écrit cette mention ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi… Bien sûr, certaines de ces réponses peuvent tout à fait être : parce que je trouve cela élégant, mais en aucun cas : parce qu’untel a fait ainsi.

Malheureusement, l’autoédition regorge de ce genre de détails qui n’ont pas leur place, et c’est en partie à cause de cela que ce mode de publication a mauvaise presse. Tous ces choix injustifiés qui donnent une image d’amateur… Il y a deux ans, j’écrivais un article dans lequel je listais une série d’erreurs liées, pour la plupart, à un manque de questionnement de la part de l’auteur-éditeur. Pour trouver mes exemples, je n’avais eu qu’à piocher parmi tous les livres autoédités présents sur Amazon.

Aujourd’hui, je voulais mettre en avant un sujet sur lequel on me questionne souvent lorsque l’on me demande de préparer un ebook pour la publication. Cette remarque, c’est : « vous avez oublié la table des matières ».

Non, je ne l’ai pas oublié. Mais de quoi parle-t-on, au fait ?

Deux tables des matières

La table des matières logique

Un fichier ePub contient obligatoirement une table des matières, sous la forme d’un fichier nommé « toc.ncx », aussi appelée table des matières logique. Dans ce fichier, l’éditeur doit avoir listé les différents titres de chapitre, ou de parties, de manière hiérarchisée si nécessaire (et uniquement si nécessaire). Si vous vous contentez de cliquez sur un bouton pour « convertir » votre fichier Word en ePub, il y a de fortes chances pour que votre fichier « toc.ncx » laisse à désirer.

Une table des matières de type NCX

Ce fichier est obligatoire et pourtant, on ne le voit pas forcément au premier abord, à moins d’être un habitué de son matériel de lecture (liseuse, application de lecture…). En effet, c’est votre application qui va interpréter ce fichier pour vous permettre de naviguer dans votre livre à tout moment.

La table des matières HTML

Il existe un autre type de table des matières possible pour un fichier ePub : la table des matières au format HTML. Certains la mettent en début d’ouvrage, d’autres à la fin, d’autres enfin, nulle part. Ce fichier est clairement visible puisqu’il est formé de la même manière que le texte du livre (en HTML, donc). L’ennui, c’est que la présence d’un tel fichier se justifie très rarement.

Un exemple type de table des matières inutile

Pourquoi diable aurait-on besoin de savoir, avant de commencer le livre, que le roman comporte un chapitre 1, et qu’après ce chapitre 1, il y a un chapitre 2, et ainsi de suite ? Bien sûr, une table des matières sert aussi à accéder directement au chapitre souhaité. Soit. Mais qui donc ira cliquer, en ouvrant son ebook, sur « Chapitre 9 », au lieu de commencer par le début du livre ?

Et si la table des matières de situe en fin d’ouvrage, le problème est le même : une fois le livre lu, quel est l’intérêt de voir la liste des chapitres que l’on vient de lire ? Serait-ce pour accéder rapidement à un chapitre de son choix ? Je ne pense pas…

Cette manie de vouloir mettre des tables des matières HTML tire sans doute son origine dans la volonté de copier l’édition d’un livre papier. Il faut bien se souvenir qu’un ebook, est très différent d’un livre papier. Il ne faut pas vouloir copier des usages qui ont cours pour le papier dès lors qu’ils n’ont plus d’utilité pour le numérique. Si on met une table des matières au début ou à la fin d’un livre papier, c’est parce que c’est facilement accessible, à tout moment de sa lecture. Mais ça ne l’est pas du tout pour un ebook !

NCX ou HTML ?

Le fichier NCX est, on l’a vu, obligatoire. Sans lui, votre fichier ne respectera pas la norme ePub. La question de la pertinence de sa présence n’a donc même pas à se poser.

Quant à la table des matières HTML, il n’y a qu’un seul cas, à mon sens, où elle se justifie : dans les ouvrages de non-fiction qui ne sont pas linéaires. Un guide peut s’ouvrir sur une table des matières, afin de présenter ce qu’on va y trouver. Elle vient en complément du fichier NCX, car elle oblige, en quelque sorte, le lecteur à voir votre sommaire (quoique, cela dépend de l’endroit où vous la placez : si elle est présente avant le marqueur de début de texte, de nombreuses liseuses la « zapperont »… mais ceci est un autre sujet).

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