Word vs InDesign : quel logiciel pour mettre en pages votre roman ?

Word vs InDesign : quel logiciel pour mettre en pages votre roman ?

Contrairement à d’autres prestataires, nous avons décidé d’utiliser Word pour mettre en pages vos ouvrages, plutôt qu’InDesign, et nous vous expliquons pourquoi.

Word et InDesign, deux logiciels de types différents

Word est un logiciel de traitement de texte, tandis qu’InDesign appartient à la famille des logiciels de PAO (production assistée par ordinateur). Ils sont tous les deux capables de produire des fichiers destinés à être imprimés, mais leur manière d’aborder le texte et les éléments qui composent un document est différente.

Les logiciels de traitement de texte considèrent que le texte est le contenu principal des documents qu’ils produisent et de ce fait, ce dernier se déverse à l’intérieur des pages qui le composent sans autre contenant nécessaire. Au contraire les logiciels de PAO envisagent le document comme un ensemble d’élément graphiques (textes, images, formes) sans que l’un ait la priorité. Ainsi, le texte devra être inséré dans des zone de texte.

Les avantages d’InDesign sur Word

Quand on creuse un peu, les avantages des logiciels de PAO sur les logiciels de traitement de texte sont finalement peu nombreux, si l’on envisage la mise en pages d’un roman ou d’un ouvrage contenant essentiellement du texte.

Les coupure de mots, l’interlettrage et le crénage

Les logiciels de traitement de texte, comme les logiciels de PAO permettent de couper automatiquement les mots en respectant le dictionnaire indiqué dans le paramétrage. Si le texte est écrit en français, ce sont les règles de césure de la langue française qui seront appliquées. Toutefois, certaines césures, bien que respectueuses des règles, peuvent être malvenues, et il conviendrait de les éviter dans certains cas :

  • lorsque plusieurs césures se suivent sur plusieurs lignes,
  • lorsque la césure concerne un mot très court, ce qui provoque un affichage peu esthétique,
  • lorsque la césure s’effectue après un nombre de lettres trop petit,
  • lorsque la césure s’effectue avant un nombre de lettres restant trop petit,

Au contraire, la césure pourrait ne pas s’effectuer car l’espace est insuffisant, ce qui provoque un retour à la ligne précoce et une ligne précédente creusée de trous, ce qui génère ensuite des lézardes (aussi appelées rivières) sur le paragraphe.

Plus l’espace réservé à la ligne de texte est petit (rapport taille du texte/largeur de la ligne), plus ces cas de figure risquent d’être fréquents.

InDesign permet de régler précisément comment, où et quand les césures doivent intervenir, combien de caractères minimum on doit avoir dans le mot avant une césure, après une césure, limiter le nombre de césures consécutives, empêcher les césures sur les mots trop courts, et enfin jouer sur l’interlettrage et le crénage pour éviter l’apparition de lézardes dans le texte.

Sur ce sujet, Word est un peu pauvre, mais pas complètement démuni. (J’entends parfois qu’on ne peut pas couper les mots automatiquement avec Word !) Dans le célèbre logiciel de traitement de texte, le césures peuvent être automatiques ou bien manuelles (avec l’ajout de traits d’union conditionnels, c’est-à-dire visibles uniquement lorsqu’ils arrivent en bout de ligne). Word permet également de limiter le nombre de césures consécutives et d’empêcher les césures pour certains paragraphes.

Les lettrines

InDesign permet de créer des lettrines, dans les règles de l’art, en respectant la plus pure tradition typographique française. Word permet également d’insérer des lettrines, mais si le paragraphe commence par un signe de ponctuation (un tiret cadratin ou un guillemet par exemple), la lettrine s’appliquera à ce signe au lieu de la lettre qui le suit.


Il y aurait bien d’autres reproches à faire à Word, mais ils ne sont pas pertinents dans le cas d’une mise en pages d’un roman classique. En revanche, il est clair qu’un ouvrage à la mise en pages complexe ne pourra pas s’effectuer avec Word. Pour ce genre de projets, un logiciel de PAO sera nécessaire.

Les avantages de Word sur InDesign

Car ils existent, quoi qu’en disent ses détracteurs. Ils sont même la raison pour laquelle nous avons choisi d’utiliser ce logiciel pour mettre en pages vos romans.

Un logiciel que vous connaissez déjà plus ou moins

Apprendre à se servir basiquement d’un logiciel de traitement de texte fait aujourd’hui partie des compétences attendues par tout collégien. Et même si Word n’était pas encore au programme lorsque vous étiez à l’école, vous avez certainement déjà vu à quoi ressemblait cet outil, et vous l’avez peut-être même déjà manipulé, ne serait-ce que pour écrire votre roman dessus (bien que ce logiciel ne soit pas conçu pour cela).

Par ailleurs, vous avez certainement accès, d’une manière ou une autre, à ce logiciel, que ce soit sur votre propre PC, ou bien au travail, ou encore sur l’ordinateur d’un proche. Vous pourrez ainsi effectuez d’éventuelles modifications sur votre texte en toute autonomie. Si vous repérez des coquilles, ou bien si vous décidez quelques mois après la sortie de votre livre de reformuler telle phrase, rien ne vous en empêchera. Et cela ne vous coutera pas 279 € par an (coût de l’abonnement à InDesign).

Un logiciel qui autorise les mises en pages fluides

Comme indiqué en introduction, dans Word, le texte est déversé directement dans les pages, sans autre contenant. Cette souplesse va nous permettre d’effectuer à n’importe quel moment des modifications sur la taille du texte, le choix des polices, les interlignes, les marges et même la taille des pages.

Dans InDesign, les mises en pages « liquides » existent également, mais n’offrent pas la simplicité de Word.

Synthèse des différences pour votre livre

InDesignWord
Meilleure gestion de la justification, et donc absence totale de lézardes.Légères lézardes possibles.
Lettrines possibles.Lettrines possibles sous conditions (absence de signes de ponctuation en ouverture de chapitre).
Logiciel inaccessible (complexité et coût prohibitif) : modifications en autonomie compliquées.Logiciel accessible, voire déjà maitrisé en partie. Modifications ultérieures en autonomie possibles.
Mise en page figée (dans la plupart des cas).Chaque élément de mise en pages peut être modifié à tout moment.

À présent, à vous de voir ce qui compte le plus pour vous.

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